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29 septembre 紅花雨紅花開 紅的心 紅的好美麗 為了你 等下去 我還在這裡
人不再 錯花季 雲濃月怎明 傷了心 不離棄 落成紅花雨 花若開 若有你 花才會美麗 盼望你 回頭看 我還在這裡 記得你 那一天 紅紅的眼睛 你的臉 你身影 笑容隨你去 在一起 流眼淚 一起看星星 能有幸 能相遇 永遠不忘記 飄著雨 迎著風 雨過盼風清 你牢記 我牢記 家就在這裡 -作詞:小蟲、洪宇 作曲:小蟲 演唱:胡德夫、趙詠華
5 septembre Les carnets Moleskine redeviennent français还好去HK抢了2本,tres cher,
小小本子一年居然能卖450多万本。谁叫毕加索、海明威用过的呢? :)
Les carnets Moleskine redeviennent français
Un fonds d'investissement de la Société générale rachète les petits carnets à une société italienne. IL EST des cessions d'entreprises qui exhalent un parfum de nostalgie. Moleskine, célèbre fabricant de petits carnets de voyage, change de main. Pour 60 millions d'euros, un fonds privé de la Société générale vient de racheter cette marque si française et qui pourtant ne l'était plus. En 1998, la société milanaise Modo & Modo l'avait relancée, pour le plus grand plaisir des amateurs.
Avec cette cession à un investisseur financier d'origine française, la petite PME revient un peu au « bercail » avec la même envie de construire son avenir en exploitant aussi son passé.
Moleskine a été le compagnon de voyage des grands aventuriers, le confident des grands écrivains, le témoin des angoisses des grands peintres. De Van Gogh à Picasso en passant par Matisse et Hemingway, pléthore d'artistes du siècle dernier ont adopté le Moleskine comme carnet de voyage, de croquis ou de notes.
Pablo Picasso en avait toute une collection. L'un d'eux, le bloc-notes n° 53, un carnet de 9 centimètres sur 13,5 avec l'annotation « juin/septembre 1912 », est exposé au Musée Picasso de Paris. Oscar Wilde ne voyageait jamais en train sans son carnet : « Il faut toujours avoir quelque chose de sensationnel à lire », disait-il. Ernest Hemingway avait l'habitude de s'attabler à la Closerie des Lilas dans son « angle favori » : « Je commandais un café-crème et je passais de longues après-midi à écrire sur mon bloc-notes . »
Le plus attristé fut Bruce Chatwin
A l'époque, le Moleskine était produit de manière artisanale par une petite papeterie familiale de Tours. Les amateurs appréciaient sa couverture rigide en carton recouvert de tissu de couleur noire ou brune, la bande élastique qui le tenait fermé et l'onglet qui permettait de l'ouvrir sans que les pages ne s'envolent. En 1986, le propriétaire de la papeterie étant décédé, la production prit fin.
Le plus attristé en fut Bruce Chatwin. Collectionneur, journaliste, auteur de romans et de récits de voyage sur la Patagonie et les Aborigènes d'Australie, il avait l'habitude de dire : « Perdre mon passeport est le dernier de mes soucis. Egarer mon bloc-notes serait une catastrophe. » Chatwin a raconté son effarement quand son papetier, installé rue de l'Ancienne-Comédie à Paris, lui apprit laconiquement que « le vrai Moleskine n'est plus ». Il en cherchait une centaine pour l'un de ses périples.
C'est une petite société milanaise, Modo and Modo, qui en a relancé la production en 1998 en déposant la marque que personne n'avait pris soin de breveter. Le succès fut vite au rendez-vous. Carnets, bloc-notes, cahiers lignés, quadrillés, en petit et en grand format sont aujourd'hui vendus à 4,5 millions d'exemplaires par an dans une trentaine de pays. JNF Productions, créé en 1977 par Jean-Noël Flammarion, s'est assuré les droits exclusifs de distribution pour la France.
Modo and Modo, dont Moleskine est l'unique activité, réalise environ 70 millions d'euros de chiffre d'affaires. Ses propriétaires, Mario Baruzzi et Francesco Franceschi, n'ont fait hier aucun commentaire. |
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